Quelle est la différence entre une poule et un poulet ?

Une poule

La viande de volaille est la plus consommée au monde. En France, nous mangeons énormément de poulet, mais peu de gens savent vraiment à quoi correspond cet animal. Puisqu’il existe des plats qui nécessitent de cuisiner un coq ou une poule, comme la poule au pot ou le coq au vin, quelle est la spécificité du poulet ? En réalité, le mot poulet a été inventé pour désigner la poule que nous mangeons, tout simplement. Explications.

Le poulet n’est pas le mâle de la poule

Généralement, les consommateurs sont capables de distinguer une poule et un coq. La poule est la femelle de l’espèce. Elle pond des œufs et les couve. Le coq, quant à lui, est le mâle de l’espèce qui se contente de féconder la femelle. Alors, au milieu de tout cela, qu’est-ce qu’un poulet ? En fait, le poulet est tout simplement une jeune poule ou un jeune coq.

Effectivement, un poulet désigne un jeune individu de l’espèce indépendamment de son sexe. Chaque fois que vous achetez un poulet chez le boucher ou au supermarché, il peut aussi bien s’agir d’un mâle ou d’une femelle. Comme le mot est masculin, cela prête souvent à confusion et ceux qui savent qu’il s’agit d’une jeune poule pensent qu’il s’agit aussi toujours d’un mâle.

Un terme utilisé par l’industrie agroalimentaire

Le terme poulet existe depuis longtemps, mais il a été particulièrement porté dans le langage courant par l’industrie alimentaire naissance au 19e siècle. En fait, le terme poulet est beaucoup plus alimentaire que scientifique. D’un point de vue biologique, il ne désigne pas une étape particulière du développement de l’animal.

Le mot poulet désigne donc plus généralement les poules, mâles ou femelles, qui sont élevées pour leur chair. Ainsi, le mot poulet se dissocie du mot poule qui correspond aux membres de l’espèce qui sont élevés pour leurs œufs.

Le mot poulet ne désigne pas tant une jeune poule qu’une poule issue d’une espèce sélectionnée depuis des siècles pour sa chair. Il est souvent dit qu’un poulet est une jeune poule simplement parce que les poules que nous mangeons sont tuées dès qu’elles atteignent leur taille maximale. Cela correspond à la fin de leur croissance et elles sont donc encore relativement jeunes.

Quels sont les différents types de poules ?

Au-delà du poulet, il existe de nombreuses appellations parfois obscures pour ceux qui ne connaissent pas bien la question. Nous allons donc faire un tour rapide des différentes appellations et de ce qu’elles désignent vraiment. Commençons donc par la poule, c’est-à-dire la femelle du coq, que l’on peut aussi définir comme un poussin femelle parvenu à maturité et qui pond.

Au cours de sa croissance, le poussin femelle passe par plusieurs stades. D’abord, il est une poulette, c’est-à-dire une jeune poule qui n’a pas encore pondu. Son âge varie selon les espèces. La poulette correspond donc à peu près à ce qu’est un poulet, mais dans le secteur des poules pondeuses.

Ensuite, on parle aussi parfois de poularde. La poularde est une femelle qui a été engraissée pour être mangée. Elle doit avoir au moins quatre mois et elle n’est pas nourrie comme un simple poulet. Plus grasse, sa viande tendre et savoureuse est très appréciée pendant les fêtes. Néanmoins, il faut bien admettre que ceux qui ne s’y connaissent pas en gastronomie pourraient facilement la confondre avec un poulet.

Quels sont les différents types de coq ?

De l’autre côté de l’arbre généalogique de tous les poussins de l’espèce, on trouve inévitablement un coq. Le coq est un poussin mâle parvenu à maturité. Contrairement à la poule qui doit avoir commencé à pondre pour être appelée poule, le coq est un coq après quelques mois de vie, même s’il ne s’est jamais reproduit.

Quand un poussin mâle naît et qu’il a la chance de vivre, il deviendra un coquelet après quelques semaines. C’est l’équivalent de la poulette et, comme elle, on considère qu’il est plus un poussin quand ses plumes ne sont plus jaunes. Il est assez communément admis chez les éleveurs et les spécialistes qu’un coquelet est toujours âgé de moins de 9 mois.

Enfin, il y a le chapon, un autre habitué des tables françaises pendant les fêtes de fin d’année. Comme la poularde, le chapon est une volaille élevée pour sa chair, mais qui se distingue du poulet. Il s’en distingue parce que c’est un coquelet castré qui sera ensuite nourri de céréales et de produits laitiers pour que sa chair s’attendrisse en s’engraissant.

Alors, que met-on dans le coq au vin ?

Normalement, si vous avez bien suivi, vous vous demandez ce que l’on met dans un coq au vin puisque seuls les poulets, les poulardes et les chapons se mangent. Pourtant, c’est bien un coq que l’on cuisine dans le coq au vin, c’est-à-dire un poussin mâle arrivé à maturité sans avoir été castré ou nourri différemment.

Le coq que vous cuisinez doit avoir au moins trois ans. La viande de ce plat est assez particulière, car très parfumée et ferme. Son goût se rapproche presque de celui du gibier et c’est pour cela qu’on le laisse mariner. Un coq au vin avec un poulet, une poularde ou un chapon n’aurait pas de sens puisque l’on recherche justement une viande différente.

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